Mon expérience au Burkina

Aujourd’hui, c’est à mon tour de partager une de mes expériences d’enseignant à l’étranger. 6 années passées comme Professeur des écoles résident au Burkina Faso.

J’ai adoré me balader en scooter, cheveux au vent. Les habitants burkinabé de mon quartier m’appelaient Tarzan 😉

Après 2 années passées splendides au Japon et un retour en France, l’appel de l’étranger se faisait encore sentir, j’ai donc carrément inondé les lycées français de l’Aefe et de la Mlf de candidatures spontanées.

Je n’avais pas spécialement de pays convoités, mais j’aspirais à découvrir un pays en voie de développement. D’ailleurs dans ma classe, j’avais une carte du monde avec des punaises sur les pays dans lesquels je postulais.

Chaque semaine, je passais à la poste avec plusieurs nouveaux dossiers de candidatures (à l’époque tout se faisait par courrier même si des échanges par mail avec les établissements étaient possibles).

 

Bref, à la fin des recrutements, je peux dire que j’avais l’embarras du choix, Australie, Côte d’Ivoire, Cambodge, Salvador, Syrie, Maroc, Inde…et le Burkina Faso.

 

Burkina Faso signifie le pays des hommes intègres, c’est une combinaison de deux langues le mooré et le dioula. J’aime beaucoup cette signification.

Les habitants sont chaleureux, faciles d’accès, et que ce soit en ville à Ouaga ou en brousse dans des villages, l’accueil est toujours formidable. J’ai vraiment apprécié ce sentiment de liberté, aller en travail en scooter, sortir le soir sans sentiment d’insécurité, partager une bonne bière fraiche dans un maquis à la tombée de la nuit, visiter les marchés de village…et puis surtout ne plus porter de chaussures!

 

J’habitais dans un quartier populaire non loin du centre, dans une maison un peu loin des standards européens mais avec un confort suffisant. Chaque mois, je partais au marché de cola, voir mon propriétaire pour lui verser en espèces les 90 000 Cfa de loyer.

 

Le plus difficile a été le paludisme, sous savarine ou sans protection, j’ai fait au moins 4 bonnes crises de palu, et ca secoue. Heureusement que la Mgen international, est réactive et rembourse tous les soins et hospitalisations.   Avec un salaire de résident, plus l’ISVL, la vie était confortable même si il fallait économiser pour  rentrer chaque année en métropole visiter la famille et les amis.

Une nounou s’est occupée de ma fille jusqu’à son entrée dans une petite école maternelle de quartier.

Ouagadougou

J’ai enseigné en CE1 pendant 6 ans à l’école Saint exupéry de Ouaga, qui se trouve sur un autre lieu que le lycée.

Les classes n’étaient pas surchargées avec des enfants de nombreuses nationalités différentes et avec un très bon niveau scolaire.

On disposait de budgets conséquents pour mener différents projets (musique, bogolan…). J’ai vraiment apprécié les relations avec les parents, alors que dans de nombreux pays, ceux-ci peuvent être « intrusifs », à Ouaga, l’ambiance demeurait sereine et saine.

Plusieurs fêtes d’école jalonnaient l’année scolaire (carnaval, fête de la francophonie, kermesse, fête de noël), ce qui soudait l’équipe enseignante.

Un conseil pour être recruté 
Ne pas hésiter à envoyer des candidatures spontanées.

Bien comprendre que la jeunesse dans le métier est un atout (on coûte moins cher aux établissements)

Ne pas hésiter à blinder son CV.

Les photos sont de Jean Marie Cras avec qui j’ai partagé quelques moments forts sympathiques  : http://www.jeanmariecras.com

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Author: zyf

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